
Vins de légendes n°5, la vallée du Rhône
Mas de Saporta , le samedi 1er Avril 2006
Le vignoble de la vallée du Rhône nous surprendra
toujours par la multiplicité de ses terroirs, de ses saveurs
et des vins formidables qu’il engendre.
Cette prestigieuse série était là pour confirmer
la chose et a régalé les papilles des amateurs présents à cette
cinquième dégustation des « Vins de
Légende selon l’Epicuvin »…
Tous les vins ont été dégustés à l’aveugle
dans l’ordre suivant en verre Lehmann « Médiatus » 29
cl. Un « pirate » a été introduit
dans cette série de géants.
Hermitage, Chapoutier “le Pavillon” 1997 
Noir d’encre, le vin surprend par son intensité colorante
et aromatique. Les notes empyreumatiques dominent le fruit et les épices
ne se découvrent qu’après une lente aération.
La bouche est superbe, riche, équilibrée, raffinée
mais un peu abrupte en finale pour être parfaite.
Cornas, Auguste Clape 2002 
Du fruit
encore du fruit toujours du fruit pour ce vin délicieux
dont le bouquet délicat rappelle les olives noires, l’iris,
l’arabica. D’une adorable buvabilité grâce à sa
fraîcheur naturelle et à sa souplesse, c’est l’exemple
du vin plaisir dont la bouteille se retrouve très vite vide.
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Côte du Rhône Village, Domaine la Réméjeanne « les Églantiers » 2000 
Le pirate de la série, modeste Côtes-du-Rhône
gardois, a fait un joli effet au milieu des stars cachées.
Sa robe d’une grande intensité aux opaques reflets
bleus, indique une matière intense. Son bouquet fumé et
mentholé reste frais et fruité marqué encore
par un boisé neuf présent mais élégant.
Les épices et les fleurs laissent place à une bouche
somptueusement gourmande, crémeuse, ronde, généreuse
et riche d’une longueur de plus de 10 caudalies. Quel plaisir
pour 13 €… Bravo ! |
Hermitage, Paul Jaboulet-Aîné “la
Chapelle” 2000

Cette
syrah a eu de quoi nous étonner par sa robe tendre
orangée, mais quelle émotion gourmande avec ce nectar
aux senteurs de jus de viande cuisinée, d’épices
douces, de pistaches grillées, de « petits farcis ».
La bouche souple évoque la fleur de girofle, le cacao, les
fruits rouges mûrs sur un fond d’acidité et des
tanins en dentelle… Miam !
Côte-Rôtie, Domaine Guigal “la Turque” 2000

D’une robe foncée à reflet noir, le vin demande
une longue aération avant de s’ouvrir. Puis, c’est
un feu d’artifice d’arômes fruités et épicés.
La bouche d’une droite austérité, soulignée
d’une grande fraîcheur, présente des tanins d’une
très agréable présence. Tous ces éléments
ajoutés à une longueur formidable de 15 caudalies laissent
présager un avenir grandiose.
Châteauneuf du Pape, Château Rayas 2000 
Fidèle à son habitude, Rayas présente une
robe cerise tendre bordée d’orange. Son bouquet reste
un réel plaisir de fruits rouges, de fleurs et de terre
humide. La bouche déclenche les passions par sa gourmandise
ses rondeurs savoureuses paniers de fruits aux milles couleurs aromatiques.
La longueur reste correcte et la finale un peu chaude…
Hermitage, Domaine Chave 1998 
Déjà dégustée
en décembre 2004
la bouteille n’a pas changée. Toujours de couleur tendre
et orangée, au nez intense de cerise confite, de cuir neuf,
de café crème... Évoquant une forte minéralité,
la bouche est un long moment d’admiration par son harmonie
profonde et élégante, ses tanins fortement savoureux,
sa longueur superbe.
Châteauneuf du Pape, Henri Bonneau “Réserve
des Célestins” 1999 
Le vin le
plus mystérieux de la vallée du Rhône
(peut être de France) nous a dévoilé quelques-uns
de ces secrets. Sa robe grenat foncée, son bouquet intense
de chocolat, de jus de viande et d’olives, sa bouche puissante
et souple, brillante de ses mille facettes de diamants noirs, sa
longueur interminable ont conquis unanimement l’assemblée
ravie de la chose.
Merci à tous,