
Les grandes verticales : Château
CHASSE-SPLEEN
Cru Bourgeois Exceptionnel à Moulis-en-Médoc
Jeudi 9 mars 2006 au Mazerand à Lattes
Son nom est magique et a contribué au succès mondial
du domaine mais le plus important reste la qualité du vin
dominé par le très médocain cabernet sauvignon.
Le vignoble qui couvre 80 hectares, regroupe des vignes relativement
vieilles (35/40ans) plantées sur 10 000 pieds/ha. Les vinifications
sont traditionnelles et l’élevage de 12 à 15
mois, utilise 40% de chêne neuf. Enfin il faut souligner que
la propriété dirigée par Claire Villars reste
un des rares châteaux du Médoc à ne pas filtrer
ses vins.
Château Chasse-Spleen Bordeaux blanc 2003
Le
blanc de Chasse Spleen est rarement présent dans les
casiers de caviste. Nous avons trouvé celui-ci sur place et
il nous a régalé de ses arômes de fruits frais,
de cire, de fenouil et de noisettes grillées. La bouche est
ronde, à l’attaque fraîche et aromatique. Il présente
cependant une certaine amertume minérale en finale qui a gêné certains.
L’Oratoire de Chasse-Spleen Moulis-en-Médoc (2ème
vin) 1998 
Deuxième du domaine, ce vin est aujourd’hui à maturité.
Il présente une robe grenat légèrement orangée.
Le bouquet est classique marqué par un boisé fin,
des notes de pruneaux et de torréfaction. Rond en bouche,
aux tanins souples, il finit savoureusement sur des saveurs fruitées
et mûres.

Château Chasse-Spleen Moulis-en-Médoc 2003

L’année de la canicule a été bénéfique
pour les vieilles vignes du domaine qui, bien implantées sur
les couches profondes argilo-calcaires du terroir, ont profité du
soleil tout en résistant bien à la sécheresse.
La robe pourpre superbement intense et profonde précède
les multiples parfums qui débordent du verre. Le boisé encore
présent ne domine pas les notes puissantes de moka, de fruits
noirs, de poivre, d’eucalyptus et de jus de viande. La bouche
est d’une rondeur excitante, très savoureuse, encore
boisée, elle présente tous les aspects d’un vin
hédoniste qui sera difficile de garder plusieurs années
en cave.
2002 
Les
amateurs de Médoc classique ne seront pas déçus
par le 2002. Malgré un nez encore timide mais fin aux senteurs
de fleurs épanouies, de caramel au lait, de fraises mûres,
il donne en bouche une belle impression de fraîcheur et d’équilibre,
une texture serrée aux tanins fins et une longueur remarquable.
2001 
Dans
une lignée similaire, ce vin encore très jeune
présente toutes les qualités de sa noble origine. Puissant,
riche, d’une bonne complexité le bouquet est lié aux
arômes de fruits noirs, de cèdre et de havane. Au palais,
l’équilibre est superbe, les tanins savoureux se terminant
sur une persistance concrète d’au moins dix caudalies.
1998 
La
robe est foncée aux nuances brunes du sol. Le bouquet
explose dans des notes de bitume, de viande grillée, de compote
de fraises, de poivre. La bouche se révèle séduisante
de par sa texture adorablement onctueuse et directement accessible à l’amateur
gourmand.
1996 
Au
premier regard, le vin étonne par son caractère
peu évolué. Présentant un potentiel remarquable,
il dégage à la rotation du verre, des notes de rôtie
du dimanche, de confiture de groseilles, de réglisse, de cacao.
La bouche fraîche est moyennement corsée, elle exprime
un fruit concentré et souple, souligné par d’abondants
tanins doux. Bravo !
1995 
Éblouissant au nez par ses arômes de fruits secs grillés,
de chocolat, de cuir, de cassis et de laurier, le 95 s’exprime
plus difficilement en bouche par une certaine austérité et
un brin de dureté en finale. On pense que quelques années
devraient arrondir cette tendance sans toutefois lui donner les saveurs
brillantes du 96, mais qui sait ?
1990 
Avec
le grand millésime 90, on aborde l’expression
mythique des grands vins de Bordeaux. Ici le nectar se drape d’une
robe grenat profonde bordée d’orange. Arborant d’intenses
senteurs de mûres, de jus de viande, de sous-bois et de cuir,
il reste moyennement corsé et d’une grande élégance.
Doux, ronds et généreux, ses arômes ne désemplissent
pas le palais tandis que la finale opulente et longue ne donne aucun
signe de faiblesse.
1989 
Il
est considéré comme le plus beau vin du domaine
depuis le fabuleux 1949 et comme nous n’avons jamais goûté ce
dernier, nous l’admettons sans sourciller. En effet il présente
toutes les caractéristiques du vin parfait : robe pourpre
foncé, bouquet complexe de cuir, de roses séchées,
de cassis et de bois de cèdre. La bouche est admirablement
construite, puissante et très facile à boire, dévoilant
ses arômes charmeurs sur un tapis de tanins fins et savoureusement
long.
1988 
Considéré également comme un grand millésime,
le 1988 apparaît ici dans toute sa splendeur mature. Débordant
de parfums de fruits noirs, de café, de caramel et d’épices,
la bouche est ronde, soulignée par des notes d’eau-de-vie, équilibrée
et riche. Les tanins tapissent littéralement le palais, la
longueur est sereine. Un vin chaleureux et gourmand.
1985 
Cette bouteille issue d’un millésime
prestigieux n’a
pas confirmé sa race. Nez impropre et poussiéreux,
bouche dure, austère et anguleuse, elle est certainement victime
d’un souci de conservation.

Merci à tous,

Pour
trouver des vins du château Chasse-Spleen chez des marchands français