Château Chasse-Spleen… La verticale

 Un cru bourgeois exceptionnel à Moulis-en-Médoc

2003 à 1985

Au Mazerand à Lattes 

DanielSon nom est magique et a contribué au succès mondial du domaine mais le plus important reste la qualité du vin dominé par le très médocain cabernet sauvignon. Le vignoble qui couvre 80 hectares, regroupe des vignes relativement vieilles (35/40ans) plantées sur 10 000 pieds/ha. Les vinifications sont traditionnelles et l’élevage de 12 à 15 mois, utilise 40% de chêne neuf. Enfin il faut souligner que la propriété dirigée par Claire Villars reste un des rares châteaux du Médoc à ne pas filtrer ses vins.

Château Chasse-Spleen Bordeaux blanc 2003
Le blanc de Chasse Spleen est rarement présent dans les casiers de caviste. Nous avons trouvé celui-ci sur place et il nous a régalé de ses arômes de fruits frais, de cire, de fenouil et de noisettes grillées. La bouche est ronde, à l’attaque fraîche et aromatique. Il présente cependant une certaine amertume minérale en finale qui a gêné certains.

L’Oratoire de Chasse-Spleen Moulis-en-Médoc (2ème vin) 1998 
Deuxième du domaine, ce vin est aujourd’hui à maturité. Il présente une robe grenat légèrement orangée. Le bouquet est classique marqué par un boisé fin, des notes de pruneaux et de torréfaction. Rond en bouche, aux tanins souples, il finit savoureusement sur des saveurs fruitées et mûres.

Verticale Chasse-Spleen

Château Chasse-Spleen Moulis-en-Médoc 2003 
les bouteilles de Chasse-Spleen les plus jeunes sont carafées par DanielL’année de la canicule a été bénéfique pour les vieilles vignes du domaine qui, bien implantées sur les couches profondes argilo-calcaires du terroir, ont profité du soleil tout en résistant bien à la sécheresse. La robe pourpre superbement intense et profonde précède les multiples parfums qui débordent du verre. Le boisé encore présent ne domine pas les notes puissantes de moka, de fruits noirs, de poivre, d’eucalyptus et de jus de viande. La bouche est d’une rondeur excitante, très savoureuse, encore boisée, elle présente tous les aspects d’un vin hédoniste qui sera difficile de garder plusieurs années en cave.

2002 
Les amateurs de Médoc classique ne seront pas déçus par le 2002. Malgré un nez encore timide mais fin aux senteurs de fleurs épanouies, de caramel au lait, de fraises mûres, il donne en bouche une belle impression de fraîcheur et d’équilibre, une texture serrée aux tanins fins et une longueur remarquable.

2001 
Dans une lignée similaire, ce vin encore très jeune présente toutes les qualités de sa noble origine. Puissant, riche, d’une bonne complexité le bouquet est lié aux arômes de fruits noirs, de cèdre et de havane. Au palais, l’équilibre est superbe, les tanins savoureux se terminant sur une persistance concrète d’au moins dix caudalies.

1998 
La robe est foncée aux nuances brunes du sol. Le bouquet explose dans des notes de bitume, de viande grillée, de compote de fraises, de poivre. La bouche se révèle séduisante de par sa texture adorablement onctueuse et directement accessible à l’amateur gourmand.

1996 
Au premier regard, le vin étonne par son caractère peu évolué. Présentant un potentiel remarquable, il dégage à la rotation du verre, des notes de rôtie du dimanche, de confiture de groseilles, de réglisse, de cacao. La bouche fraîche est moyennement corsée, elle exprime un fruit concentré et souple, souligné par d’abondants tanins doux. Bravo !

1995 
Éblouissant au nez par ses arômes de fruits secs grillés, de chocolat, de cuir, de cassis et de laurier, le 95 s’exprime plus difficilement en bouche par une certaine austérité et un brin de dureté en finale. On pense que quelques années devraient arrondir cette tendance sans toutefois lui donner les saveurs brillantes du 96, mais qui sait ?

1990 
Avec le grand millésime 90, on aborde l’expression mythique des grands vins de Bordeaux. Ici le nectar se drape d’une robe grenat profonde bordée d’orange. Arborant d’intenses senteurs de mûres, de jus de viande, de sous-bois et de cuir, il reste moyennement corsé et d’une grande élégance. Doux, ronds et généreux, ses arômes ne désemplissent pas le palais tandis que la finale opulente et longue ne donne aucun signe de faiblesse.

1989 
Il est considéré comme le plus beau vin du domaine depuis le fabuleux 1949 et comme nous n’avons jamais goûté ce dernier, nous l’admettons sans sourciller. En effet il présente toutes les caractéristiques du vin parfait : robe pourpre foncé, bouquet complexe de cuir, de roses séchées, de cassis et de bois de cèdre. La bouche est admirablement construite, puissante et très facile à boire, dévoilant ses arômes charmeurs sur un tapis de tanins fins et savoureusement long.

1988 
Considéré également comme un grand millésime, le 1988 apparaît ici dans toute sa splendeur mature. Débordant de parfums de fruits noirs, de café, de caramel et d’épices, la bouche est ronde, soulignée par des notes d’eau-de-vie, équilibrée et riche. Les tanins tapissent littéralement le palais, la longueur est sereine. Un vin chaleureux et gourmand.

1985 
Cette bouteille issue d’un millésime prestigieux n’a pas confirmé sa race. Nez impropre et poussiéreux, bouche dure, austère et anguleuse, elle est certainement victime d’un souci de conservation.


… Et le spleen est définitivement chassé !

Merci à tous,

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