Petite promenade à Montrachet !

chevalierVoici l’intégrale des commentaires écrit par Alain Asselin, concernant la dégustation « Montrachet »
qui eu lieu dans le cadre du club l’Epicuvin, au restaurant-bar à vin “le Margaux”à Montpellier.
Bonne lecture,  Daniel Roche

« Parmi les quelques 1200 climats de la Côte d’Or, on dénombre 24 grands crus en Côte de Nuits et 8 en Côte de Beaune.Tous ces crus de la Côte de Beaune sont blancs, (sauf Corton à Pernand-Vergelesses) et 5 d’entre eux sont situés sur les communes de Puligny et Chassagne-Montrachet. Ces précisions numériques et géographiques étant données, il reste à noter que les faibles rendements, les parcelles souvent petites et morcelées, ajoutent à la rareté et aux prix quasi prohibitifs de ces flacons. Faut-il ajouter que les meilleurs propriétaires ne vendent pas, c’est à dire que l’essentiel de leur récolte est réservée d’une année sur l’autre à l’export, à quelques restaurateurs privilégiés et fidèles ou à quelques cavistes prévoyants et disposant d’un pouvoir d’achat conséquent. À proscrire donc, toutes imitations de grands vins blancs de Bourgogne s’exhibant dans les conditions que l’on sait, sur les gondoles des grandes surfaces. Et pour cause : La Bourgogne produit certes des vins de néociants, nous n’aurons pas là non plus d’apriorismes, mais les plus justement renommés d’entre eux, ainsi que les meilleurs propriétaires, ne s’affichent pas dans ces “entrepôts”. C’en est des grands vins comme du bon goût: c’est rare et cher!
Notre propos était d’aborder de façon cohérente (proximité des crus) quelques uns de ces grands vins.

Montrachet “Marquis de Laguiche” Joseph Drouhin 1988
Le montrachet est un des plus grands vins du Monde (connu.). Celui-ci est encore fermé, nez minéral, sous bois, champignons, bouche ample, très puissante quoique sans cette grande complexité attendue.
(… Catherine Deneuve séquestrée dans une villa vénitienne).

Bâtard-Montrachet Domaine Pierre Morey 1988
Ce Bâtard-Montarchet a conquis l’ensemble des dégustateurs par son ampleur immense; nez exhubérant, très frais, arômes de pain grillé, beurre, frangipane, très puissant. Bouche d’une longueur incroyable,très fraîche, même puissance, notes d’arômes de patisserie, coing, abricot, pamplemousse, plus des notes végétales mentholées. Magnifique ! Srtructure très franche et nette, déjà équilibré.
(… Isabelle Adjani au volant d’une Ferrari).

Chevalier-Montrachet “les demoiselles” Louis Jadot 1988
Le Chevalier-Montrachet a suscité des appréciations différentes selon qu’on apprécie plus ou moins les vins très aromatiques et ehubérant., Nez plutôt végétal, lierre, chèvrefeuille, glycine, et épicé (poivre blanc) d’une puisance incroyable, bouche très complexe, beaucoup de mâche, de gras suivie d’une explosion aromatique : miel, amande, pain grillé, noisettes… longueur interminable. Peut-être, plus de légèreté que le Bâtard, encore que chacun de ces Grands Crus possède sa personnalité propre.
(… Inès de la Fressange radieuse).

Puligny Montrachet “les folatières Henri Clerc 1989
Le Puligny-Montrachet a recueilli également beaucoup de suffrages, pas étonnant, c’est le plus séducteur peut-être, avec ses arômes excessivement délicats de fleurs blanches, vanille, amande, miel, toutes ces notes doucement et joliment exposées, bouche puissante mais très élégante et harmonieuse, très “chardonnay”, (pain grillé), très belle persistance, le plus près à boire de la série, le plus féminin aussi.
(… Mathilda May vous souriant).

Chassagne-Montrachet « morgeot » Domaine Ramonet 1989
Le Chassagne était le premier vin à déguster, du millésime 1989 et élaboré par Mr Ramonet dont la réputation n’est plus à faire et dont les vins sont par définition des vins de garde. Autant de critères à prendre en compte lorsqu’on aborde un vin très rare et très jeune. Dégustation difficile donc, mais on aura senti nettement le potentiel énorme de ce vin déroutant, très différent et pourtant, de la commune voisine: bel exemple de l’importance de la “main” du propriétaire. Coupable d’hérésie: nous avons ouvert cette bouteille trop tôt, mais circonstances atténuantes, nous avions le droit de savoir ce qu’était un Chassagne blanc du meilleur producteur.
(… le numéro de télephone de Fanny Ardant est sur liste rouge) »

Ces commentaires ont été rédigés par Alain Asselin le 30 avril 1992

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