Michel Chapoutier, un Prince de l’Hermitage

 “les vins de l’Horloge” Montpeyroux

Ce n’est plus un secret pour personne, les vins de Chapoutier sont une source de plaisirs offerts à prix correct aux amateurs à la recherche de vins sincères, grandement savoureux et digestes. En ce samedi pluvieux de novembre, au coeur du village de Montpeyroux, un trait de soleil a illuminé nos verres et nos regards par cette dégustation des quelques unes des cuvées proposées par Michel Chapoutier et son équipe.

Blancs
Crozes-Hermitage “La Petite Ruche” 2002
Issu du seul cépage marsanne et implanté sur des sols d’alluvions caillouteuses, ce Crozes nous a charmés par sa belle couleur jaune pâle aux reflets verts et brillants, par son nez “retroussé” aux senteurs de citrons et de fleurs, puis par sa bouche fraîche, fine et simplement élégante.

Condrieu 2002
Quelle classe! un Condrieu dans toute sa grâce naturelle. Or pâle brillant, le nez tout entier porte sur les fruits du jardin, la pêche, la poire et un bouq uet de fleur fraîche. La bouche est superbement équilibrée, ronde liant le gras et de finesse… très belle longueur abricoté et minérale.

Hermitage “Chante-Alouette” 1997
Cet Hermitage blanc déjà âgé de 6 ans est en pleine forme. L’or l’habille, les fruits blancs assortis de fines notes, d’amandes grillées, de chèvrefeuille, d’abricot frais, accompagnent la dégustation de ce vin au caractère trempé d’élégance. L’équilibre en bouche est radieux et c’est sans lassitude que l’on savoure son gras et la myriade de parfums qui perdure en bouche… “comme un coureur de fond”.

Ermitage “De l’Orée”1993
Ce sont des marsannes âgées de 60 à 70 ans qui entrent dans la composition de cette cuvée sélectionnée. malgré la difficulté du millésime, le vin brille comme un soleil couchant et illumine le bouquet de ses notes de fruits mûrs, de pâte de coing, de miel, de d’épices muscatées, le tout souligné par une belle minéralité. On est ravi… et puis le gras tapisse en bouche soutenant ses not es aromatiques en pizzicati de fleurs, de fruits, d’épices procurant par le fait un plaisir ineffable. Puis vient le silence admiratif qui suit la fin de bouche et comme pour Mozart, c’est encore “De l’Orée”!

Rouges
Coteaux d’Aix-en-Provence Domaine des Béates 2000
Les “Béates” étaient les pensionnaires du couvent qui séjournaient jadis sur le site du domaine. Aujourd’hui , c’est le vin qui provoque une certaine béatitude de la part du dégustateur. Tout de rubis vêtu , le vin exhale des notes fraîches de fruits rouges, de café grillé, de réglisse, d’un bouquet de garrigue. Beaucoup de chair entoure la bouche pour la rendre souple et soyeuse. L’ensemble est franchement jubilatoire. Une gourmandise idéale pour une cuisine ensoleillée.

Crozes-Hermitage “Les Meysonniers” 2000
La syrah reprend ses droits sur les colline s de Tain l’Hermitage, cette cuvée le démontre immanquablement. La robe est rubis tirant vers le noir. Le bouquet s’enrichi de fruits noirs écrasés, de cuir, de grillé et de fleurs odorantes tandis qu’en bouche c’est la fraîcheur qui prend le pas donnant au vin au corps moyen une vivacité entreprenante.

Hermitage “Monier de la Sizeranne” 2000
Avec la “Sizeranne” on passe aux choses sérieuses! La robe violacée sombre est profonde, le nez puissant offre des notes de cassis, de mûres, de fumé, de tabac blond, de poivre. Après une attaque franche, la bouche affirme une structure tanique parfaite sur fond de fruits rouge et de réglisse. Voilà un régal à attendre encore certainement une bonne décennie.

Côte Rôtie “Les Bécasses” 2000
Situées sur les meilleurs tainements micaschisteux de l’appellation, ces Bécasses nous proposent un moment rare de plaisir complet par son fruit intense framboisé, sa fraîcheur d’épices et de violettes, son fumé élégant, la rondeur de ses tanins, la profondeur des arômes et sa finale sereine et longue qui ponctue ce grand vin en devenir, digne de nos meilleurs moments de gastronomie .

Le repas d’amis a suivi… La divine blanquette de veau à l’ancienne préparée par le chef Jean Marc Wormser, aux délicates senteurs de garrigue et d’olives, s’est accordée à la perfection avec le sage Châteauneuf-du-Pape “Bernardine” 1993 (***) tout en souplesse et en chair. Le tendre Saint-Joseph blanc “Deschants” 1997 ( *** ) s’est attribué le plateau de fromage de chèvre et une ultime bouteille de Maury (****) s’est mise en évidence sur des poires au vins subtilement épicées .

Merci à tous pour ces bons moments.

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