Hermitage « Chante-Alouette », contre le reste du monde

Au restaurant Mazerand à Lattes (Hérault)

La cuvée « Chante-Alouette » de Michel Chapoutier est issue à 100 %, de vignes de marsanne situées au sommet du massif de l’Herrmitage plein sud, côté Méal, sur un sol de loess à couverture argilo-calcaire. C’est une chance, nous avons dégusté ce soir, trois millésimes de l’Hermitage blanc, 1999, 1997, 1989, comparés à chaque fois avec deux autres vins blancs de provenances diverses.

Les bouteilles ont été servies à l’aveugle dans cet ordre, en verre Spiegelau Authentis n°2

Domaine Coursodon Saint-Joseph 1999 
Ce joli vin signé d’un vigneron talentueux faisait figure d’invité à la dégustation. La couleur séduisante or paille faisait prélude à un nez fin, marqué par des notes florales, d’anis, de miel et de noisettes. Très rond en bouche, il est apparu élégant et frais, à finale légèrement minérale.

Château Couhins-Lurton Pessac-Léognan 1999 
Composé exclusivement de sauvignon, ce Pessac luxueusement élevé est toujours remarquable après quelques années d’évolution. Celui-ci pourra encore patienter avec sa teinte jaune paille brillant, son bouquet de fruits blancs, de cire d’abeille et de noix de coco. La bouche superbe, développe une belle rondeur équilibrée par son fruit intense et sa revigorante énergie.

Georg Breuer Rauenthal-Nonnenberg Rheingau-Riesling 1999 
Un vin superbe que ce riesling présenté au mieux de sa jeunesse. Excessivement aromatique, au bouquet d’une grande netteté, il développe en bouche des sensations juteuses de fruits mûrs mais aussi de subtils parfums de fleurs, d’agrumes et de fruits secs. La finale est longue, très longue.

Chapoutier Chante-Alouette Hermitage 1999 
Dès la robe, le vin semble marquer sa différence, profonde, magnifique, jaune paille aux reflets cuivrés. Le bouquet exhale des senteurs de fin d’été, tel le coing, l’amande grillés, la pêche de vigne, le sous-bois humide. La bouche s’ouvre généreusement par une belle rondeur et des notes de fruits confits, de sirop de poire, de miel. Enfin, la richesse engendre une remarquable persistance aromatique. Bravo !

Domaine Ostertag Zelberg Pinot Gris Alsace 1997 
« Un pinot gris d’anthologie… » résumait un dégustateur, le nez dans son verre tant cette bouteille a fait sensation et a séduit par sa fraîcheur, sa netteté, sa complexité et son équilibre. Les vins d’André Ostertag font toujours partie pour nous, des meilleurs blancs de France…

Domaine de la Rectorie Argile Vin de Pays de la Côte Vermeille 1997 –
À chaque dégustation, sa bouteille bouchonnée ; cette fois ci c’était « l’argile », dommage !

Chapoutier Chante-Alouette Hermitage 1997 
La couleur jaune d’or et son nez de fruits mûrs et de « pot-pourri » est un enchantement. La bouche ronde, remplie de fraîcheur, dégage voluptueusement des notes d’épices, de peau de volaille grillée, de miel de châtaigne, de crème… Un festival de saveurs gourmandes.

Caves Sieur d’Arques Félicien Sabaté Vin de Pays de la Haute Vallée de l’Aude 1989 
À l’époque, l’AOC Limoux n’existait pas, c’est donc un pur chardonnay en Vin de Pays qui après 15 ans enchante nos verres. On découvre avec ravissement ses notes briochées, d’agrumes confits, de figues sèches, de gras de viande. La bouche est ronde à souhait, riche et toujours vivante. La longueur est correcte… Bravo !

Chapoutier Chante-Alouette Hermitage 1989 
Quel nez ! « le soleil couchant dans le verre! », les fruits confit, la pâte de coing, les épices douces, toutes les notes se conjuguent pour donner une sensation de plénitude, de sérénité. La finale solaire sur l’eau-de-vie rappelle le millésime ardent.

Domaine de la Bongran cuvée spéciale Macon-Cléssé Quintaine 1989 
Ce vin épatant reste une véritable curiosité pour l’amateur qui le découvre. Sa robe or cuivrée, son nez intense de pâte de fruits, de sous bois, de cuisine d’antan, sa bouche moelleuse, riche, longue et savoureusement bien équilibrée est un défi unique lancée à la Bourgogne… Un vin exceptionnel ! « … une friandise qui se suffit à elle-même. »

Chapoutier Chante Alouette Hermitage  (magnum) 1995 
Servi en magnum pendant le repas c’est la reconnaissance d’une cuvée exceptionnelle qui se goûte admirablement en dégustation et qui accompagne merveilleusement la grande cuisine, ici une daurade royale au four.

La vie est belle en ce début d’été !
Merci à tous,

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