Le meilleur de la Côte-Rôtie en 10 millésimes (2005 – 1982)

Restaurant Mazerand à Lattes (Hérault)

Dix millésimes pour illustrer plus de vingt ans d’évolution d’une des côtes vineuses préférées des œnophiles. Hormis les millésimes des années 80, les vins ont été ouverts 24h à l’avance, tous ont été servis en semi-aveugle (liste connue), par paire et dans l’ordre ci-dessous, verres utilisés Spiegelhau « expert ».

1987    –   Domaine Jasmin
D’une belle robe grenat orangée, le vin exprime avec netteté des parfums de fruits rouges mûrs, de caramel au lait, de réglisse douce. Par sa souplesse et son élégance, la bouche est plus proche d’un Côte de Beaune que d’une syrah d’Ampuis. La texture est douce, l’ensemble est équilibré et savoureux. Une finale simple le prive du brin de génie qui rendrait ce vin irrésistible.

1989    –    Domaine Vernay
Le vin montre une réelle évolution par sa robe orangée et son nez de fruits cuits et de cuir usé. La bouche reste fine, simplement fruitée, maigre en finale avec des tanins durs.

1982    –   Domaine Gérin
Bientôt 30 ans et voilà un bien joli bouquet épanoui, complexe et fin. Les épices, le jus de viande, le Zan, les fleurs fanées, la crème donnent à ce vin bruni par le temps, un style de vieux porto vintage. Ronde et suave, la bouche apporte son lot de tendresse et de douceur… Un vrai délice! Seule la finale un peu chaude nous fait revenir sur terre!

1986   –   Guigal « Brune et blonde »
Par sa robe grenat tendre, son nez de cuir, de tabac, de sous-bois, de liqueur, le vin séduit, l’émotion s’installe. Cependant au palais, il s’amoindrit devient nerveux, manque de chair et fini un peu sec.

1991    –    Domaine Chapoutier
Par sa matière insuffisante, ses arômes tertiaires trop appuyés et malgré le terroir et le millésime, cette bouteille parvient à peine à contenter l’exigence de l’amateur.

1996    –    Domaine Gangloff
Enrobée de pourpre cette Côte peu foncée et limpide, aime le noir avec des notes de cacao, de thé, de poivre, de cerises mais aussi de jus de viande, de violette. La bouche est savoureusement ouverte, souple, soyeuse, riche, gourmande… Dommage que le vigneron n’ait produit que peu de bouteilles cette année-la.

1988    –    Domaine Rostaing
Un vin sérieux qui ouvre son bouquet sur le cuir, les fruits noirs puis évolue doucement sur le moka, le tabac et les épices. La bouche est élégante, nette, droite, équilibrée et longue… Mais rigide!

2003   –     Domaine Burgaud
Le millésime solaire  a bien profité à ce vigneron qui propose un joli vin rubis pourpre, épanoui et gourmand. Le nez est intense aux parfums de jus de viande, de cerises, de violette, de pâtisserie. Après un bouquet culinaire la bouche joue le registre de la rondeur hédoniste, des saveurs gourmandes, du plaisir des sens… Ce qui ne déplait à personne!

1999    –    Delas « Seigneur de Maugiron »
Une décennie de garde a donné à cette cuvée un charme incomparable. La syrah est ici très puissante, toujours élégante, généreuse, caressante et l’on ne se souci guère des notes alcooleuses de la finale car le charme sensuel fait son effet!

2005    –   Domaine Jamet
Cette Côte Rôtie encore jeune est partie pour une belle carrière. D’un rubis pourpre splendide, il dégage dès maintenant des senteurs de mûres, de cerises, d’épices, de cacao, de crème brûlée. Il se montre en bouche très généreux rond toujours élégant aux tanins crémeux, il est à la fois musclé et charmant. Miam !

Les vins préférés des dégustateurs présents :

  1. Gangloff
  2. Burgaud
  3. Delas
  4. Jamet

Merci à Tous

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