Le bonheur s’appelle Riesling… en Alsace

Au Mazerand – Lattes (Hérault)

Reconnu à juste titre comme un des plus beaux cépages blancs, le riesling ne cesse d’étonner l’amateur, par sa capacité de s’accorder d’excellente manière, avec toutes les cuisines de France et du Monde.
La série propose ici une sélection de riesling d’Alsace, avec en seul invité, un riesling de la Moselle-Sarre-Ruhr au dessert.
Servis à l’aveugle dans cet ordre, en voici quelques commentaires, l’abréviation GC signifiant « Grand Cru »

     Josmeyer « Les Pierrets » 2004
Cette cuvée dont le nom rappelle la minéralité du Riesling, évoque les « pierrets » ou « pierrots » qui sont des petits moineaux. On ne s’étonnera donc pas à ressentir des arômes aériens (!), floraux, citronnés et mentholés. Plaisant dès l’attaque, il est équilibré et assez long. C’est un vin facile d’accès à la finale influencée par la minéralité des graves profondes qui constituent le sol de la parcelle.

     Domaine Kreydenweiss « Andlau » 2009 
Ce riesling, déjà épanoui avec sa couleur aux reflets cuivrés, exprime fièrement les fruits rouges, la noisette fraîche, le pamplemousse. D’une belle attaque, c’est un vin riche et persistant, d’une puissance qui rime avec élégance.

     Domaine Weinbach « Clos du Capucin » GC Schlossberg 2002 
Ce superbe GC 2002 jaune d’or, mûr et d’une rare complexité, évoque au nez de superbes notes de mangue, de citrons confits, de cire d’abeille, de fleurs de tilleul et de réglisse. Cette riche palette se prolonge en bouche où l’on retrouve une minéralité raffinée et des arômes d’épices gourmandes. Parfaitement structuré et puissant, le vin offre une finale enchanteresse par sa longueur et son élégance fruitée.

      Domaine Albert Boxler « Clos Saint-Imer » la chapelle GC Sommerberg 2009 
On peut affirmer que ce domaine a donné toute sa noblesse au très pentu et ensoleillé GC Sommerberg, où il cultive 4 ha. Son élégante robe jaune or brillante annonce sa maturité. Son nez intense mêle les fleurs, les épices douces et safranées, les fruits exotiques et le miel. La très belle attaque révèle un ensemble rond, concentré et très savoureux à la finale superbement persistante. Un vin splendide qui évoluera pendant de nombreuses années.

     Domaine Ernest Burn GC Goldert 2005 
Le riesling doit affectionner le GC Goldert, la preuve en est donnée par ce vin jaune à reflets verts, au bouquet d’ananas, de vanille bourbon et de fleurs d’acacia. Cette impression aromatique se prolonge au palais par une franche vivacité soulignée d’un minéralité pure, le tout en finesse et en équilibre. Une finale en dentelle, aérienne et longue vient clôturer cette savoureuse aventure. Bravo !

     Domaine Zind Humbrecht « Clos Haüserer » 2001
Le nez est captivant et intense de fleurs d’ortie, d’agrumes confits, d’hydromel et de fenouil. Une attaque fraîche et grillée introduit un vin complexe, racé, croquant, parfaitement équilibré. La finale persiste longuement sur une note de compote de pêches et de pierre chaude… Un pur délice !

     René Muré Clos Saint-Landelin GC Vorbourg 2003 
Qui ne connaît le domaine Muré à Rouffach ? C’est un des plus grands d’Alsace, conduit aujourd’hui en biodynamie? Ce GC précoce permet l’expression optimale des cépages. C’est le cas ici avec un vin d’une belle brillance or qui se caractérise par des parfums élégants de fleurs blanches, de citronnelle, de cumin, de pétrole. L’attaque est franche, puissante et ronde exerçant sur le palais une sensation souple et veloutée. La vivacité minérale se fait sentir en fin de bouche, une soupe de fruit l’accompagnant.

     Domaine Ostertag « Heissenberg » 1998
Le maître d’Epfig qui nous a gentiment reçu lors de notre voyage en Alsace (juin 2008) est celui qui a sublimé les terroirs proche de sa commune comme le Muenchberg, le Fronholz ou l’Heissenberg. La précision qu’il exerce dans la conduite du vignoble, dans ses vinifications et élevages, lui donne une place particulière dans le monde des grands vignerons, le tout avec une modestie et une gentillesse qui l’honore. Son riesling de plus de 12 ans se tient droit dans ses bottes, d’une couleur jaune doré, exprimant des parfums d’agrumes sur maturés, de blancs de volaille grillés, de réglisse et de truffe blanche. Sa matière lancée par une attaque fraîche et minérale lui donne un air sérieux, mais la finale en mosaïque de fruits et d’épices nous rend un sourire admiratif.

     Domaine André Kientzler GC Geisberg 2004 
Jaune d’or dans le verre, le vin s’annonce par des parfums de miel d’acacia, d’épices, de jasmin, de petites fraises des bois. La bouche prolonge l’ensemble très agréablement et sans histoire. Les arômes qui s’harmonisent sur une matière tout en finesse et en fraîcheur offrent une impression de légèreté…Une dentelle « haute couture » !

Merci à tous,

Les vins préférés des dégustateurs :

  1. Burn
  2. Zind
  3. Kientzler
  4. Josmeyer

Les vins du repas :

  • Domaine Bott-Geyl Grafenbergen 2007
  • Trimbach « Frédéric Emile » 2004
  • Hugel & fils Sélection de Grain Noble 1988
  • Markus Molitor Welhener Klosterberg Auslese 2005 (Mosel Saar Ruwer – Allemagne)

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