Aloxe-Corton, Savigny, Ladoix… ils ont Corton en commun !

Au Bistrot d’Ariane à Lattes (Hérault)

Situées au nord de la Côte de Beaune, quatre communes entourent le majestueux mont de Corton. Trois d’entre elles revendiquent des vignes plantées en appellation Grand Cru : Aloxe-CortonLadoix et Pernand-Vergelesses. Quoique toute proche Savigny les Beaune ne possèdent au mieux que des parcelles classées en 1 er cru.

Cette belle dégustation nous a permis d’approcher ce territoire à la limite des Côtes de Nuit et de voyager dans le temps puisque l’immense millésime 1949 fut présent pour un instant dans nos verres. (Spiegelau Authentis n°2)


Ladoix Domaine Capitain-Gagnerot 1 er cru les Micaudes 2003 
D’une robe rouge tendre aux reflets légèrement orangés, le vin présente un nez fin et affriolant de petits fruits rouges, de grillé et d’épices douces. La bouche au corps moyen, exhale généreusement ses notes de terreaux humides et de fraises, les tanins sont souples et fins, la finale est élégante.

Savigny les Beaune Bouchard perd & fils 1 er cru les Lavières 2003 
La couleur intense est un régal des yeux, mais le nez présente des notes manquant de netteté évoquant les coquilles d’huîtres, les fruits mûrs, le sous-bois, les fleurs flétries. La bouche est simple, ronde, bien construite finissant sur des tanins rustiques.

Corton-Bressandes Domaine Follin-Arbelet 2000 
Le Grand Cru est endormi. D’une robe grenat au léger trouble, le nez s’ouvre timidement avec une belle complexité sur des parfums de fruits noirs, de truffe, de cacao, de viande fraîche, de fleurs séchées, de pruneau. La bouche est fermée également, affûtée par sa fraîcheur, elle n’en est pas moins équilibrée. Ronds, les tanins sont fermes, puissants, juvéniles, mais la plus beau est pour la fin où les saveurs explosent en arrière-goût. Armons-nous de patience !…

Aloxe-Corton Domaine Tollot-Beau 2002 
D’une robe superbe grenat foncé et limpide et d’un nez intense de myrtille, de cuir neuf, de viande grillée, cet Aloxe a tout pour plaire. L’équilibre en bouche est parfait, les tanins ciselés, la finale élégante reste modeste.

Pernand-Vergelesses Domaine Chandon de Briailles 1 er cru Île-de-Vergelesses 1986 
Superbe 20 ans plus tard, ce 1 ercru représente en fait ce qu’on aime en Bourgogne : une robe pâle rouge orangé, un nez puissant de fruits confits, de gâteau à la crème, de miel, de tabac blond, une bouche ronde fruitée à souhait, « very nice and good balance » diraient nos amis d’outre atlantique, les tanins sont 100% fondus, la finale est une gourmandise et le vin passe sur la glotte comme le petit Jésus habillé de sa plus belle culotte du dimanche.

Corton Bouchard père & fils 2003 
Retour sur terre avec LE Corton, énorme de couleur, de bouquet et de bouche ; tout est là, majestueux, terrible ! Encore un peu en désordre, un peu lourd sur les bords (le millésime), souligné encore de notes boisées exubérantes, mais quelle matière ! quelle puissance ! un vrai « toro » sauvage… Patience dans l’arène !

Corton Poulet père & fils Hospices de Beaune « cuvée Docteur Peste » 1949 
Issu d’un millésime d’anthologie, cette cuvée des Hospices de Beaune qui a dormi gentiment dans une cave fraîche, offre 56 ans plus tard, ce moment de pur bonheur que tout amateur rêve de caresser. L’intensité colorante est plutôt légère, le nez semble une infusion de fruits mûrs, de truffe blanche, d’épices et de pâtisserie, la bouche se révèle d’une puissance moyenne mais d’un équilibre éblouissant… L’analyse s’arrête là, seul compte le plaisir sensuel qui perdure, l ‘émotion de ce rapport magique d’un vin d’un autre temps et de nos palais modernes.

Corton Poulet père & fils 1961
Également proposé par la Maison Poulet qui à l’époque sonnait ses heures de gloire, ce Corton semble issu de vignes moins exigeantes que celle du précédent Hospices de Beaune « cuvée Docteur Peste ». Également d’un grand millésime, le vin est relativement mince, acide étriqué, aromatiquement simple mais tout à fait dégustable.

En blanc…

Corton-Charlemagne Domaine Bonneau-du-Matray 1996 
Le seigneur de Corton-Charlemagne c’est lui. Le domaine possède les meilleures parcelles du grand cru et sert de référence pour l’appellation. Ce 96 est d’une époustouflante puissance, aux arômes de crèmes de noisettes, de miel, de poire confite. Le vin remplie la bouche par son équilibre majestueux riche de minéralité et de gras. Ce Grand Cru fabuleux ne faiblit pas et affiche finalement une quinzaine de caudalies au compteur… Ouaouh !

Corton-Charlemagne Olivier Leflaive 2003 
Ce Corton d’énorme corpulence est marqué du sceau du millésime 2003 qui ne sied pas à la plupart des blancs de la Côte de Beaune. Riche, aromatique il apparaît gras, lourd, presque épais. Le boisé est soigné, le style est classique, la superbe finale longue est soulignée de notes de citrons confits. Ce nectar à attendre devrait tenir la distance et s’épanouir avec le temps.

Au repas…

Aloxe-Corton Domaine Follin-Arbelet 1 er cru les Vercots 2002 
Cetainement une future référence, cet Aloxe superbe, servi avec un « Poulet au vinaigre », est apparu puissant, fin, généreux et parfaitement équilibré.

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